De 1900 à 1910, les puissances coloniales se sont précipitées dans une surexploitation économique effrénée, caractérisée par le pillage des richesses naturelles mais aussi par la violence sous toutes ses formes : réquisitions, travaux forcés, expropriations... Aucune des sociétés africaines n'a pas échappé à ces méthodes extrêmes imposés par les régimes coloniaux ; cette colonisation a empreinté l'Afrique sur les plans politique, économique et social. Au cours de cette période, l'Afrique est dépouillée de sa souveraineté et de son indépendance, et les puissances coloniales sont de plus en plus désireuses et soucieuses d'exploiter les trésors du continent. Le Covid-19 a remué le couteau dans la plaie rappelant aux noirs l'image que le monde projette d'eux. L'Afrique comme cobaye, une mentalité coloniale et raciste propulsée par la pandémie. Par ailleurs, aujourd'hui, aucune métropole ne s'installe physiquement sur le continent africain, cependant oserait-on parler dans leur cas de peuples libres et indépendants ?
La pandémie Covid-19 a réanimé chez les Africains ce passé colonial sordide. La colonisation les a appauvris ; ils n'ont plus de terres car celles-ci sont confisquées par le pays colonisateur pour des entreprises privées. Nos frères Africains de là-bas travaillent principalement dans l'exploitation des matières premières qui servent à ouvrir des usines européennes. Ils sont victimes de discrimination de racisme vis-à-vis des colons. Ils sont contraints à l'assimilation en leur insinuant, malgré eux, les valeurs dites civilisatrices occidentales.
Après tant de ravages faits jusque-là par cette pandémie au niveau économique et surtout démographique, elle est aussi utilisée comme atout à des fins racistes et discriminatoires envers les Africains. Dans cette séquence, Camille Locht, directeur de recherche à l'Inserm à Lille (nord de la France), était interrogé sur des recherches menées autour du vaccin BCG( Bilié de Calmette et Guérin, du nom de ses deux inventeurs il y a un siècle) contre le Covid-19. Le lundi 6 avril dernier, le patron de l'Organisation mondiale de la santé a fustigé, des "propos racistes" et "une mentalité coloniale" envers L'Afrique. Il trouve que c'est une opportunité de tester ce vaccin contre le corona virus en Afrique, ce qui signifie donc d'utiliser les Africains comme cobaye.
Avec un total de 75 011 morts pour 909 673 cas, l’Europe est le continent le plus durement touché par la pandémie Covid-19. D'un autre côté, l'Afrique a un total de 221 morts pour 6 213 cas sur 49 pays du continent. Et pourtant, pour confirmer l'effet du vaccin BCG, les scientifiques pensent que l'Afrique est le continent le mieux approprié.
En effet, des études épidémiologiques suggèrent que ce vieux vaccin pourrait stimuler l’immunité contre le coronavirus, alors pourquoi ne pas sauver la vie des blancs qui ne cessent de dépérir sous l'étau du fléau ? L'utilisation des Africains comme cobaye est un acte raciste, cimininel et discriminatoire envers eux car cela stipulerait que la race noire est l'animal de laboratoire destiné à trouver le remède favorable à la survie des blancs en dépit du fait que cela peut détenir des conséquences néfastes sur la population. Malgré, les défis soulevés par les noirs, nos personnages imposants dont nous sommes les descendants, la race noire est encore perçue comme inférieure. Peut-on un jour espérer cette dite égalité parmi les Hommes?
AUTEUR: Xaviera Raphaëlla Elie
vendredi 24 avril 2020
mercredi 22 avril 2020
Jeunesse : lecture entre culture et complexe, un terrain de dissociation sociale
La jeunesse s'identifie à une catégorie d'individus bien définie alors qu'elle n'est point homogène. Lorsqu'on examine l'usage que les jeunes font de leurs temps libres, on constate qu'il en relève des disparités conséquentes ayant pour effet de les sous-catégoriser. Conséquemment, la lecture sous toutes ses formes ou la forte opportunité de formations pour les uns par rapport aux autres, pourraient-elles être tenues pour des puissants facteurs de distinction sociale ? Le livre serait-il, en plus d'un outil d'infusion d'éléments intellectuels inhérents à l'émancipation des esprits, un stimulant des inégalités au sein d'une société ?
La lecture, ce vecteur important de diffusion du savoir, prend de nos jours des formes très diverses : de l’Internet à la messagerie électronique, en passant par la presse ou les bandes dessinées. La lecture semble être disponible pour tous. Pourtant, au cours du dernier quart de siècle, on a assisté à un net recul de lecture, surtout chez les jeunes de 15 à 24 ans, et ce malgré une scolarisation accrue. Mais toutes les catégories sociales n'ont certainement pas été touchées par ce fléau.
De très tôt, les enfants des milieux de classes dites moyennes et supérieures, à capitaux culturels accessibles, s'adonnent à la culture du livre. On leur achète d'ailleurs des livres, les emmène à la bibliothèque. Le soir, avant de se coucher, ils ont droit à des scéances de lecture nocturnes déclamées par un parent. Leur monde tourne vers l'enrichissement du vocabulaire, la maîtrise de l'écriture et l'aisance de la prise de parole.
Un jeune, issu d'un milieu socio-économique aisé et dont les parents sont cadres ou professeurs, accorde une place relativement importante à la lecture dans ses loisirs puisque ses parents intègrent son quotidien dans l'univers de la culture et du savoir ; contrairement à un jeune dont les parents sont ouvriers ou simples employés ayant beaucoup plus tendance à prioriser l'acquisition du capital économique, qui leur permettrait d'accéder à la classe sociale dite supérieure.
Pourtant l'obstination vis-à-vis du monde littéraire n'est pas sans intérêt car un enfant qui lit va vers l’acquisition du langage et le développement de ses capacités cognitives, conatives et émotionnelles. Il aura détenu de nombreuses connaissances qui lui permettront d'avoir des chances de réussite vastes et durables. La lecture est, dans ce cas, un atout dont toutes couches sociales devraient être disposées à bénéficier, car, pour ceux qui lisent les horizons de l'avenir sont extensibles. L'univers livresque est si splendide qu'aucun individu ne devrait en être exempt.
Auteur : ELISABETH ELUSTIN
La lecture, ce vecteur important de diffusion du savoir, prend de nos jours des formes très diverses : de l’Internet à la messagerie électronique, en passant par la presse ou les bandes dessinées. La lecture semble être disponible pour tous. Pourtant, au cours du dernier quart de siècle, on a assisté à un net recul de lecture, surtout chez les jeunes de 15 à 24 ans, et ce malgré une scolarisation accrue. Mais toutes les catégories sociales n'ont certainement pas été touchées par ce fléau.
De très tôt, les enfants des milieux de classes dites moyennes et supérieures, à capitaux culturels accessibles, s'adonnent à la culture du livre. On leur achète d'ailleurs des livres, les emmène à la bibliothèque. Le soir, avant de se coucher, ils ont droit à des scéances de lecture nocturnes déclamées par un parent. Leur monde tourne vers l'enrichissement du vocabulaire, la maîtrise de l'écriture et l'aisance de la prise de parole.
Un jeune, issu d'un milieu socio-économique aisé et dont les parents sont cadres ou professeurs, accorde une place relativement importante à la lecture dans ses loisirs puisque ses parents intègrent son quotidien dans l'univers de la culture et du savoir ; contrairement à un jeune dont les parents sont ouvriers ou simples employés ayant beaucoup plus tendance à prioriser l'acquisition du capital économique, qui leur permettrait d'accéder à la classe sociale dite supérieure.
Pourtant l'obstination vis-à-vis du monde littéraire n'est pas sans intérêt car un enfant qui lit va vers l’acquisition du langage et le développement de ses capacités cognitives, conatives et émotionnelles. Il aura détenu de nombreuses connaissances qui lui permettront d'avoir des chances de réussite vastes et durables. La lecture est, dans ce cas, un atout dont toutes couches sociales devraient être disposées à bénéficier, car, pour ceux qui lisent les horizons de l'avenir sont extensibles. L'univers livresque est si splendide qu'aucun individu ne devrait en être exempt.
Auteur : ELISABETH ELUSTIN
mardi 21 avril 2020
L'intelligence émotionnelle, des aptitudes à développer pour une émergence sociale soutenue
À l'émergence de tout individu, et hormis les intelligences cognitives, sociales et autres, il existe une autre forme d'intelligence qui s'avère nécessaire. On parle précisément de l'intelligence émotionnelle qui relève, entre autres, des capacités mentales nécessaires au développement personnel, au leadership, aux relations affectives, en résumé à l'émergence sociale de tous. L'IE, c'est quoi au juste ?
Le concept « Intelligence émotionnelle » (IE) a été proposé en 1990 par les psychologues Peter Salovey et John Mayer. Initialement, les créateurs du concept lui avait assigné la définition suivante : « une forme d’intelligence qui suppose la capacité à contrôler ses sentiments et émotions et ceux des autres, à faire la distinction entre eux et à utiliser cette information pour orienter ses pensées et ses gestes ». Quelques temps après, la notion a été revue et alors désignée comme
« l’habileté à percevoir et à exprimer les émotions, à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre et à raisonner avec les émotions, ainsi qu’à réguler les émotions chez soi et chez les autres ». Cette définition est la plus généralement acceptée. Peu de temps après, le concept a gagné en popularité, essentiellement assurée par Daniel Goleman en 1995 dans son ouvrage Emotional Intelligence. La notion a surtout connu un grand succès médiatique ; des journalistes réputés la soulignait dans des articles. « What’s your EQ? » (Quel est votre coefficient émotionnel ?) a été un titre imprimé sur la couverture d'un numéro du magazine américain Time. Elle a fait ainsi de nombreux articles de journaux et magazines de l'époque.
À propos de l'IE, des théories ont été énoncées depuis lors ; des modèles d'intelligence émotionnelle ont été élaborés en vue de développer beaucoup plus la notion, à en citer les *Modèles mixtes*, conception basée sur la capacité mentale, hormis les traits de personnalité ; Le *Modele de Bar-On*, qui est proprement orchestré sur une succession d'aptitudes sociales et émotionnelles telles que : l'intelligence intrapersonnelle, l'humeur générale, l'intelligence interpersonnelle, la gestion du stress et l'adaptabilité. Ce modèle gravite autour du potentiel de rendement et de succès, plutôt que du rendement ou du succès comme tels, et est considéré comme étant orienté vers le processus plutôt que vers les résultats ; et puis le *Modèle de Goleman*, auteur ayant popularisé le concept, recommande quatre aptitudes principales à savoir : « la *conscience de soi*, la capacité à comprendre ses émotions, à reconnaître leur influence à les utiliser pour guider nos décisions ; *la maîtrise de soi*, qui consiste à maîtriser ses émotions et impulsions et à s’adapter à l’évolution de la situation ; *la conscience sociale*, qui englobe la capacité à détecter et à comprendre les émotions d’autrui et à y réagir ; enfin, la gestion des relations, qui correspond à la capacité à inspirer et à influencer les autres tout en favorisant leur développement et à gérer les conflits ».
Tout bien considéré, l'intelligence émotionnelle ne découle pas des compétences innées mais plutôt des aptitudes qu'on acquiert et qu'on développe en soi au fur et à mesure. Celles-ci sont inhérentes pour réussir dans tous les domaines de la vie, et pour beaucoup accomplir. À travers les évolutions de la notion, surtout important dans le domaine du leadership, on retient à présent cinq aptitudes qui y font corps et influent : la confiance en soi, la maîtrise de soi, la motivation, l'empathie et l'entregent. Ce dernier, qui définit l'habileté à créer et entretenir un réseau de connaissances influentes, en plus des concepts élaborés dans les modèles et retenus vient s'incorporer.
lundi 20 avril 2020
AA : le mouvement des Alcooliques Anonymes
Bill Wilson est né en 1895. Courtier de New York, il rencontre en 1935 un chirurgien de l'Ohio, Bob H. Smith qui avait été comme lui un ivrogne <<sans espoir >>. Ensemble, ils ont fondé le mouvement des Alcooliques Anonymes parce qu'ils souhaitaient aider d'autres personnes souffrant des maladies dues à la consommation excessive des spiritueux tout en demeurant abstinents eux-mêmes, d'où la création de l'AA.
L'AA est une association financièrement indépendante à caractère non professionnel, multiraciale, apolitique et disponible presque partout en Amérique du nord et en Europe. Il n'y a pas d'âge ou de niveau d'éducation requis pour devenir membre de l'association des Alcooliques Anonymes. L'adhésion est ouverte à tous ceux qui sont désireux de vaincre leur problème d'alcoolisme.
Les réunions se tiennent une fois par semaine et il en existe deux types :
-les réunions ouvertes, animées par un <<modérateur >> qui invite chaque personne présente à prendre la parole à tour de rôle et relater brièvement leurs expériences avec l'alcool.
- les réunions fermées, réservées aux personnes addictées à l'alcool. Elles donnent aux membres l'occasion de parler de l'effort qu'ils font pour acquérir une abstinence durable.
Les réunions ouvertes s'organisent généralement une fois par mois dans chaque groupe. Une réunion dure en principe cinq quarts d'heures, plus un sixième dit << thérapie du café>> réservé à une discussion informelle. Tout ce qui est dit en confiance ne doit pas sortir de la salle de réunion.
L'anonymat est la base fondamentale du mouvement ainsi, elle n'est en aucune façon affiliée à des organisations religieuses. La participation aux réunions est gratuite, il n'y a ni thérapeute, ni encadrement d'aucune sorte.En dépit du fait que l'association d'alcooliques anonymes refusent d'être reconnus d'utilité publique, elle joue un rôle très important dans la société. Elle aide les gens qui sont accros à l'alcool à devenir et à rester abstinents. Elle est une source d'inspiration, d'expérience personnelle et un support constant pour les alcooliques en rétablissement.
jeudi 16 avril 2020
Covid-19 : SOS à l'égard des prostituées en Haïti
Jusqu'à présent, il n'est aucune loi édictée visant à réglementer le secteur de la prostitution en Haïti. Seule l’atteinte aux « bonnes mœurs » est sanctionnée par le Législateur haïtien. Néanmoins, la notion de bonnes vies et mœurs est assez floue. Pour élucider l’expression, le Sénat de la République a voté en juin 2017, la « loi sur la réputation et le certificat de bonnes vie et mœurs » proposée par le Sénateur Jean Rénel Sénatus. La prostitution infantile ou juvénile est considérée par la loi comme une atteinte aux bonnes mœurs. Cependant la constitution reste muette sur la prostitution d’un adulte. Cette loi de la prostitution juvénile n’est même pas encore en vigueur, vu qu’elle n’a pas encore été votée par la chambre des députés ni publiée dans le journal officiel, Le Moniteur. Entre temps, quel sort pour les prostituées face à la pandémie Covid-19 ?
Le Covid-19 a des répercussions néfastes sur toutes les activités sociales entre autres. Les travailleuses de sexe se plaignent du manque de clients dans leur secteur. Cette pandémie rend leur nouvelle vie fragile et incertaine. La plupart n'arrivent plus à joindre les deux bouts car c'était grâce à leur travail de sexe nocturne qu'elles arrivaient à gagner leur pain quotidien et prendre soin de leur famille. Vu la propagation rapide de la pandémie, il faut bien certaines mesures pour la freiner au max. On compte déjà dans notre pays une quarantaine de personnes infectées et 3 cas de décès en sont relevés. Les pratiquantes de la prostitution se lamentent à cause de la baisse considérable de leurs activités en raison du couvre feu instauré le vendredi 20 Mars 2020, de 8 heures du soir jusqu'à 5 heures du matin le lendemain et les mesures de distanciation sociale ou physique de presque deux mètres imposées par les autorités en place.
La non-réglementation du phénomène prostitutionnel présente plusieurs risques comme la propagation des maladies sexuellement transmissibles (une loi devrait permettre aux prostituées de bénéficier d’une assistance médicale continue afin d’éviter la propagation des maladies sexuellement transmissibles) et les agressions sexuelles (car de nombreuses prostituées sont agressées et violées dans le cadre leur travail).
Cependant, outres ces risques, leur nouvelle vie devient incertaine et fragile à cause des répercussions négatives de la pandémie sur leur travail. Avant d'être prostituées, ces femmes courageuses font partie de la société et luttent comme toutes les autres pour subvenir à leurs besoins et ceux de leurs familles. Elles ont donc besoin du soutien du gouvernement pour palier la précarité de leur vie en cette période. Le Ministère des Affaires Sociales et du Travail ainsi que celui de la Condition Féminine et aux Droits des Femmes doivent prendre en compte les revendications de ce groupe vulnérable qui s’exposait déjà aux différents risques de la société.
Le Covid-19 a des répercussions néfastes sur toutes les activités sociales entre autres. Les travailleuses de sexe se plaignent du manque de clients dans leur secteur. Cette pandémie rend leur nouvelle vie fragile et incertaine. La plupart n'arrivent plus à joindre les deux bouts car c'était grâce à leur travail de sexe nocturne qu'elles arrivaient à gagner leur pain quotidien et prendre soin de leur famille. Vu la propagation rapide de la pandémie, il faut bien certaines mesures pour la freiner au max. On compte déjà dans notre pays une quarantaine de personnes infectées et 3 cas de décès en sont relevés. Les pratiquantes de la prostitution se lamentent à cause de la baisse considérable de leurs activités en raison du couvre feu instauré le vendredi 20 Mars 2020, de 8 heures du soir jusqu'à 5 heures du matin le lendemain et les mesures de distanciation sociale ou physique de presque deux mètres imposées par les autorités en place.
La non-réglementation du phénomène prostitutionnel présente plusieurs risques comme la propagation des maladies sexuellement transmissibles (une loi devrait permettre aux prostituées de bénéficier d’une assistance médicale continue afin d’éviter la propagation des maladies sexuellement transmissibles) et les agressions sexuelles (car de nombreuses prostituées sont agressées et violées dans le cadre leur travail).
Cependant, outres ces risques, leur nouvelle vie devient incertaine et fragile à cause des répercussions négatives de la pandémie sur leur travail. Avant d'être prostituées, ces femmes courageuses font partie de la société et luttent comme toutes les autres pour subvenir à leurs besoins et ceux de leurs familles. Elles ont donc besoin du soutien du gouvernement pour palier la précarité de leur vie en cette période. Le Ministère des Affaires Sociales et du Travail ainsi que celui de la Condition Féminine et aux Droits des Femmes doivent prendre en compte les revendications de ce groupe vulnérable qui s’exposait déjà aux différents risques de la société.
jeudi 9 avril 2020
La Négritude : une valorisation renforcée de l'identité Nègre
Avec le mouvement de l'Indigénisme, c'était une quête de l'authenticité Nègre, un retour à la source des valeurs africaines et culturelles Nègres. Jean price Mars a tenté d'extirper les Nègres des imitations plates et serviles en revalorisant l'extraction africaine à leurs yeux. Ce besoin d'enracinnement et cette exigence d'être soi-même ont continué avec Aimé Césaire dans le mouvement Négritude en 1930. Les tenants de la Négritude ont eu pour objectif de rendre la dignité aux Noirs et d'affirmer les valeurs culturelles, historiques et spirituelles.
La Négritude est une affirmation éminente de l'identité Nègre tenant ainsi compte des valeurs culturelles, historiques et spirituelles. À travers la lutte menée contre le colonialisme et l'humiliation subie par l'Afrique noire, elle dévoile sa portée politique. L'identité Africaine affirme sa dignité et ses lettres de noblesse. Aimé Césaire, Léon Gontran Damas et Léopold Sédor Senghor, qui sont d'ailleurs les précurseurs de cette forme de militantisme, reconnaissent en leur aîné Jean Price Mars leur modèle exemplaire.
Par ailleurs le terme Négritude est employé pour la première fois en 1934 dans un texte d'Aimé Césaire intitulé "Nègrerie" et publié dans la revue "L'Étudiant Noir". Elle a eu pour effet de revigorer la dignité des Noirs après tant d'années d'affaissement psychique, d'aliénation culturelle et d'inconviction politique. Elle se présente comme une réhabilitation de l'Homme Noir et de ses valeurs. Une mobilisation de retrouver l'authencité raciale et un catapultage de la Négrophobie.
La question de l'identité est fondamentale dans les œuvres de Léon-Gontran Damas, cofondateur du mouvement de la Négritude se distinguant de ses pairs Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor de par sa pensée plus radicale et « virulente » ainsi que par sa place de "mulâtre". Il semble souffrir de ce métissage et cherche à se rattacher à ses origines noires.
La poésie de Senghor demeure intrinsèquement liée à l’engagement de la Négritude désirant revaloriser une Afrique dépossédée de ses langues vernaculaires et de son histoire. Pour considérer la poésie de Senghor, on ne peut donc dissocier le poète de l’homme politique. Son écriture de la Négritude évolue au fil de ses recueils depuis la prise en compte de la culture Nègre en elle-même pour tendre vers un Absolu : l’avènement d'une Civilisation de l'Universel. Senghor se fait ambassadeur d'un esprit nouveau défendant un univers aux valeurs métisses.
Le mouvement de la Négritude s'est imposé surtout dans le domaine de la poésie avec les thèmes comme la souffrance d'un Nègre, l'exaltation triomphaliste de L'Afrique pré-colonialiste. Jean Bièrre est l'un des poètes de ce mouvement, dans ses oeuvres il entreprend de réhabiliter la race en faisant valoir ses aptitudes. Le poète s'identifie à tous ces Nègres de leurs souffrances et toutes les peines du monde.
Dans son oeuvre "Les chansons secrètes" publiée en 1933, le poète se sent désormais solidaire de tous les individus traqués à cause de la couleur de leur peau, de tous les Noirs du monde. L'occupation américaine a fait naître dans son âme le double culte de la patrie et de la race, Il est indigné contre l'occupant américain.
Le mouvement désigne alors l'ensemble des caractéristiques et valeurs culturelles des peuples de l'ethnie ébène, revendiquées comme leur étant propres, ainsi que l'appartenance à cette race. C'est donc la simple reconnaissance du fait d'être noir, et l'acceptation de ce fait, de notre destin en tant que Noir, de notre histoire et de notre culture. C'est une attitude et une méthode, encore une fois, un esprit, qui nous pousse à rejeter l'assimilation culturelle et le rejet d'une certaine image du Noir paisible, incapable de construire une civilisation.
La Négritude est une affirmation éminente de l'identité Nègre tenant ainsi compte des valeurs culturelles, historiques et spirituelles. À travers la lutte menée contre le colonialisme et l'humiliation subie par l'Afrique noire, elle dévoile sa portée politique. L'identité Africaine affirme sa dignité et ses lettres de noblesse. Aimé Césaire, Léon Gontran Damas et Léopold Sédor Senghor, qui sont d'ailleurs les précurseurs de cette forme de militantisme, reconnaissent en leur aîné Jean Price Mars leur modèle exemplaire.
Par ailleurs le terme Négritude est employé pour la première fois en 1934 dans un texte d'Aimé Césaire intitulé "Nègrerie" et publié dans la revue "L'Étudiant Noir". Elle a eu pour effet de revigorer la dignité des Noirs après tant d'années d'affaissement psychique, d'aliénation culturelle et d'inconviction politique. Elle se présente comme une réhabilitation de l'Homme Noir et de ses valeurs. Une mobilisation de retrouver l'authencité raciale et un catapultage de la Négrophobie.
La question de l'identité est fondamentale dans les œuvres de Léon-Gontran Damas, cofondateur du mouvement de la Négritude se distinguant de ses pairs Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor de par sa pensée plus radicale et « virulente » ainsi que par sa place de "mulâtre". Il semble souffrir de ce métissage et cherche à se rattacher à ses origines noires.
La poésie de Senghor demeure intrinsèquement liée à l’engagement de la Négritude désirant revaloriser une Afrique dépossédée de ses langues vernaculaires et de son histoire. Pour considérer la poésie de Senghor, on ne peut donc dissocier le poète de l’homme politique. Son écriture de la Négritude évolue au fil de ses recueils depuis la prise en compte de la culture Nègre en elle-même pour tendre vers un Absolu : l’avènement d'une Civilisation de l'Universel. Senghor se fait ambassadeur d'un esprit nouveau défendant un univers aux valeurs métisses.
Le mouvement de la Négritude s'est imposé surtout dans le domaine de la poésie avec les thèmes comme la souffrance d'un Nègre, l'exaltation triomphaliste de L'Afrique pré-colonialiste. Jean Bièrre est l'un des poètes de ce mouvement, dans ses oeuvres il entreprend de réhabiliter la race en faisant valoir ses aptitudes. Le poète s'identifie à tous ces Nègres de leurs souffrances et toutes les peines du monde.
Dans son oeuvre "Les chansons secrètes" publiée en 1933, le poète se sent désormais solidaire de tous les individus traqués à cause de la couleur de leur peau, de tous les Noirs du monde. L'occupation américaine a fait naître dans son âme le double culte de la patrie et de la race, Il est indigné contre l'occupant américain.
Le mouvement désigne alors l'ensemble des caractéristiques et valeurs culturelles des peuples de l'ethnie ébène, revendiquées comme leur étant propres, ainsi que l'appartenance à cette race. C'est donc la simple reconnaissance du fait d'être noir, et l'acceptation de ce fait, de notre destin en tant que Noir, de notre histoire et de notre culture. C'est une attitude et une méthode, encore une fois, un esprit, qui nous pousse à rejeter l'assimilation culturelle et le rejet d'une certaine image du Noir paisible, incapable de construire une civilisation.
jeudi 2 avril 2020
Covid-19 : Quel sort pour les employés domestiques en Haïti ?
Dans la majorité des familles faisant partie de la classe moyenne et de l’élite économique haïtienne, il y a, à leur service, une servante, fréquemment appelée bonne, qui prend en charge les tâches ménagères ou domestiques telles que : opérer le lessivage, s'occuper du nettoyage de la maison, repasser les vêtements, faire les courses, cuisiner, et même emmener les enfants à l’école. Ces responsabilités incombées à la bonne permettent à ses patrons de vaquer tranquillement à leurs besognes professionnelles et d'avoir du temps pour le loisir . Quelles lois ont été édictées en faveur de leur bien-être ? En fonction des lourdes charges qu'elles effectuent, comment sont-elles rémunérées ? Quels traitements reçoivent-elles ? Plus important encore, en ce temps où Covid-19 fait ravage, qu'envisage l'État Haïtien pour cette catégorie de main-d'oeuvre tant exploitée et évidemment dépourvue ?
Selon le segment E du récent rapport du Conseil Supérieur des Salaires (CSS), le salaire mensuel minimal pour le personnel de service à domicile, pour huit heures de travail par jour, est de 4730 gourdes (946 dollars haïtiens). Avec la décote de la Gourde, la flambée de l’inflation et la crise stagnante de l'économie nationale, pour des employés qui travaillent plus de 10 heures par jour et qui n'ont aucune autre source de revenus, leur piètre salaire ne leur permet de rien économiser pour réaliser un projet considérable après avoir répondu à leurs préoccupations premières, à savoir : les frais d'écolage des enfants, le paiement du loyer, la prise en charge des soins de santé, pouvoir nourrir la maison, etc.
Outre leur sordide salaire, leur dépendance dans des maisons coûtant plus de 6000 dollars américains n'est guère différente des cages pour chiens. Elles sont celles qui sont astreintes à se réveiller le plus tôt et à se coucher le plus tard de la maison ; elles sont très souvent victimes de harcèlement moral et sexuel ; les enfants des patrons s'irritent contre elles, leur apostrophent souvent de manière impolie et leur traitent comme des esclaves. Aucune des lois élaborées dans le code du travail mis en place en 2006 par des féministes n'est appliquée même celle attestant que ces personnes devraient toucher à un Boni entre le 24 et le 31 décembre.
Parallèlement, l'Économie haïtienne dévisse inlassablement depuis plus de deux ans. L’inflation a dépassé les 20%. La Gourde a perdu un tiers de sa valeur en moins d’une année. Pourtant, pour encourager la population à limiter ses déplacements durant la période de confinement, le chef d'État a annoncé que le gouvernement va distribuer des rations alimentaires sèches à un peu plus d’un million de familles et de l’argent cash à 1.5 millions de familles parmi les plus vulnérables du pays. Il a aussi promis d’apporter le soutien de son administration aux Citoyens frappés par la pandémie. Considérons que ces mesures élaborées par notre très cher et honorable président comme la promesse d'électricité 24/24 qu'il nous a faite, « Boundanini » !
Ainsi il sied de rappeler à l’employeur qu'il a un devoir de protection de la personnalité de son employé ; il doit notamment prendre toutes les mesures nécessaires et adaptées pour protéger la santé de celui-ci. Surtout ici où les employés de maison sont souvent très peu cultivés. Les employeurs doivent leur informer des mesures à adopter pour éviter toute contamination et propagation du virus, en les invitant par exemple à se laver les mains de temps en temps, à minimiser les contacts physiques. Et au cas où un employeur voudrait licencier son employé bêtement, il devrait songer à la famille de ce dernier qui n'a certainement aucune autre voie de « déboucher » pour passer le cap du confinement.
Auteur: Elisabeth Elustin
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