samedi 29 février 2020

Délinquance juvénile des microbes d'Abidjan

Chez les noirs, les enfants des rues constituent l'un des échelons menant au pouvoir car c'est par eux qu'ils défendent leur place au sein de l'administration publique et sèment la pagaille dans le camp de leurs concurrents. En les armant de calibre ou d'arme blanche et en les empochant de quelques billets. Leur pouvoir est assuré par le sang. À travers cet article découvrons l'origine de ce phénomène de microbe qui ravage l'Abidjan et quelles en sont les conséquences actuelles.


À la fin de la crise politique en 2011 entrainant de nombreuses guerres civiles , de nombreux enfants sont devenus Orphelins, d'autres ont été abandonné par leur parents chômeurs. L’économie ivoirienne a progressé à un rythme moyen de 8 % par an, ce qui en fait l’un des pays les plus dynamiques du monde sur cette période. Toutefois, ce progrès n'est pas au profit de toutes les classes sociales. Le phénomène d'enfants microbes est le signe et l'image d'une société ivoirienne en agonie.

S'inspirant des vrais microbes, petits de taille mais aux effets ravageurs. Les Abidjanais vont les surnommer enfants « microbes ». Ils sont majoritairement des enfants de 8 à 18 ans, issus des classes les plus défavorisées de la société. Vivant dans la rue ou dans des quartiers pauvres d'Abidjan précisément la commune d'Abobo désertée par l'État. Ils sont les enfants de la précarité et de l'oubli. Ceux à qui l'État ne pensaient  pas jusqu'à ce qu'Ils sèment la terreur parmi les habitants. 

Tout comme les gangs, armés d'armes blanches (machettes, couteaux) ils agressent, pillent, violent et tuent pour trouver de quoi se nourrir. Ils sont également utilisés comme « hommes de main » par des hommes politiques ou d’affaires influents qui naviguent dans l’économie souterraine de la mafia, de la drogue, ou encore dans les trafics traditionnels rituels.

La plus grande crainte des parents et proche de ces enfants c'est d'avoir un jour à ramasser le cadavre du petit microbe car à chaque opérarion il risque de se faire bruler vif ou d'être lapidés s'il est attrapé par la population.  Mais  étant pour la grande majorité des chômeurs, ces parents n'ont pas le courage d'interdire à l'enfant d'être microbe car c'est son revenu qui répond aux besoins de toute sa famille.


 Les hauts  gradés des  microbes participent à  des trafics de drogue très lucratifs donc beaucoup de familles considèrent un enfant microbe comme une bénédiction ou alors l'éspérance d'une vie meilleure . Malgré, la création de nombreuses institutions pour encadrer les microbes. Le nombre d'enfants microbre accroît et ils s'éparpillent un peu partout en Abidjan car une fois riche les anciens microbes entrainent les plus petits et leur délaissent le métier. Si le gouvernement ivoirien ne combat pas cette plaie, peut-on éspérer un futur  pour une Côte d’Ivoire où l'enfant, qui en son principe même représente l'avenir, est déjà pourri ?

Auteur :Elisabeth  Elustin.


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