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lundi 25 mai 2020

L'entreprenariat, une mise en œuvre des rêves

Au sens large, l’entrepreneuriat est la capacité de concrétiser une idée, de se mettre en projet, ce qui peut mener, entre autres, à la création d’une entreprise, mais cela peut mener également à l’intrapreneuriat (capacité collective et organisationnelle pour encourager et accompagner la prise d’initiatives, à tous niveaux dans une entreprise) d'où entreprendre, ainsi qu’à une plus grande employabilité (capacité d'évoluer de façon autonome à l'intérieur du marché du travail, de façon à réaliser, de manière durable, par l'emploi, le potentiel qu'on a en soi…).

Le terme « entreprenariat » a été défini la première fois à la Harvard Business School par le professeur Howard Stevenson. Sa définition a été la suivante : l'entreprenariat est la poursuite d'une opportunité au-delà des ressources que vous contrôlez.

Les caractéristiques de la personnalité d'un entrepreneur sont variées : la passion, la confiance en soi et la prise de risque, la visualisation, l'ambition, la détermination, le goût du challenge, le leadership et la vigilance entrepreneuriale. Ces principaux traits de caractère se retrouvent toujours dans le profil type d'un entrepreneur.

L’entrepreneuriat nous donne l'opportunité de :
- Travailler par passion ;
- Donner du sens à ce que l'on fait ;
- Être plus libre ;
- Acquérir de l'expérience ;
- Mieux se connaître et augmenter la confiance en soi ;
- Créer son entreprise pour gagner en qualité de vie ;
- Bénéficier de la reconnaissance de vos interlocuteurs ;
- Et les avantages financiers.

*Pourquoi choisir l’entrepreneuriat ?*

Être salarié aujourd’hui n’est plus forcément synonyme de sécurité. De fait, un salarié peut être congédié en très peu de temps pour des motifs plus ou moins valables ( licenciements massifs, fermetures d’usines…). Les salariés ont bien assimilé cette possibilité de perdre leurs emplois quasiment du jour au lendemain. C’est pourquoi bon nombre d’hommes et de femmes n’ont plus d’état d’âme au moment de se lancer dans le grand bain de l’entrepreneuriat. Choisir de devenir entrepreneur c’est donc choisir de reprendre sa destinée en main. On prend soi-même les décisions qui s’avèreront bonnes… ou moins bonnes, tout en assumant ses responsabilités. Devenir entrepreneur répond également à des aspirations personnelles profondes qui peuvent être la soif de liberté, le goût de l’aventure professionnelle, faire preuve d’audace. C’est surtout l’ambition de créer et de développer un projet, le voir croître, s’étoffer avec le temps. Être entrepreneur permet donc d’exprimer son potentiel (créativité, sens des affaires…) et peut-être de vivre, au bout du chemin, le succès.

Parmi les motivations des entrepreneurs, l’aspect pécuniaire, paradoxalement, ne semble pas le plus important. Il existe chez les entrepreneurs un fort besoin de reconnaissance. Il est enfin très stimulant de construire son projet, pas à pas, d’affiner sa stratégie de développement. L’entrepreneur doit ainsi démontrer toute sa polyvalence et toucher à tous les domaines d’activités de son entreprise (marketing, communication, comptabilité…). Il faut avoir surtout une grosse capacité de travail car l’entrepreneur ne compte pas ses heures.

Tous ces défis, ces challenges, ces avantages (liberté d’action, posséder les clés de sa réussite), ce besoin de se dépasser et celui de créer une entreprise à son image expliquent, en partie, cet engouement massif pour l’entrepreneuriat aujourd’hui.

Auteur :Fabrice Raymond

jeudi 21 mai 2020

La croissance économique et condition de vie de la population ( Effets et Conséquences)

« Les effets conjugués de la croissance économique, de la pression démographique, du développement, du tourisme accentuent, d’année en année, les menaces qui pèsent sur l’avenir même de l’homme. » Une citation de Corinne Lepage, avocate, députée, écologiste, femme d’État, femme politique, et ministre, qui essaie de montrer l’impact de la croissance économique ainsi que d’autres facteurs sur le bien-être de l’humanité.

La croissance économique, désignant la variation positive de la production de biens et services dans une économie sur une période donnée, est mesurée par un indice quantitatif « Le Produit Intérieur Brut (PIB) » qui est l’ensemble des valeurs ajoutées créées par toutes les personnes vivant sur le sol national (Nationaux et Étrangers). Et le niveau de vie fait référence à la qualité et à la quantité de biens et services qu’une personne ou une population peut s’en approprier avec ses revenus et son patrimoine. La croissance économique, quel est réellement son impact sur l’évolution de l’humanité ? Quelles sont les relations qui existent entre la croissance économique et la condition de vie d’une population ?

Croissance économique

Avant de parler de croissance économique il faudrait définir le mot « Croissance ».
Qu’est-ce que la croissance ?
On peut parler de croissance c’est lorsqu’il y a évolution, la croissance c’est l’action de grandir ou de croître ou c’est tout simplement d’augmenter, de se développer ou de propager quelque chose, soit votre activité.

Qu’est-ce que la croissance économique ?

La croissance économique c’est la variation positive de la production des biens et services dans une économie sur une période donnée, généralement une période longue. En pratique, l’indicateur le plus utilisé pour la mesurer est le « Produit Intérieur Brut (PIB) ». Il est la mesure en volume ou à prix constant pour corriger les effets de l’inflation « PIB Réel ». Le taux de croissance est le taux de variation du PIB. On utilise souvent la croissance du PIB par habitant ou per capita comme indication de l’amélioration de la richesse individuelle, assimilée au niveau de vie.

Comment peut-on parler d'amélioration du niveau de vie ?

Pour parler d’amélioration du niveau de vie, il faut savoir qu’est-ce que le niveau de vie. Le niveau de vie fait référence à la qualité et quantité de biens et services qu’une personne ou une population entière peut s’approprier et est en lien avec ses revenus et son patrimoine. Il ne doit pas être confondu avec la notion connexe mais distincte de « Genre de vie ». La notion de niveau de vie est différente de celle de « qualité de de vie » qui ne prend pas seulement en compte le niveau de vie matériel, mais intègre également des facteurs plus subjectifs qui participent à la vie humaine, comme des loisirs, la sécurité, les ressources culturelles, la santé mentale, etc… Des moyens plus complexes pour mesurer le bien-être doivent être employés pour rendre de tels jugements ; ils sont souvent politiques et sujets à controverse.

Mesure du niveau de vie

Une mesure généralement utilisée du niveau de vie, pour une zone donnée, est le revenu par habitant réel « i.e. en prenant en compte l’inflation » par personne. Parfois d’autres mesures peuvent être utilisées, par exemple l’accès à certains biens (comme le nombre de réfrigérateurs pour 1000 personnes) ou des mesures de santé (comme l’Esperance de vie).

Relations entre la croissance économique et la condition de vie

Bien que la croissance économique soit un phénomène quantitatif, elle doit quand même impacter la qualité et la condition de vie des gens. Alors dans ce cas, diverses questions vont être posées parmi lesquelles : Quelles sont les relations qui existent entre la croissance économique et la condition de vie de la population ? Quelles sont les effets de la croissance économique sur la condition de vie des gens ? Quelles sont les conséquences de la croissance économique ? Est-ce qu’une amélioration de vie de la population nécessite une croissance économique ? Ces grandes questions seront répondues ci-dessous, en regardant les impacts de la croissance économique dans une société et en faisant une analyse systématique des relations qui existent entre la croissance économique et d’autres phénomènes macroéconomiques.

Les gens qui vivent en société ont une droite budgétaire, une ligne qui détermine l’ensemble des biens que l’individu ou agent économique peut s’en procurer avec son revenu. Ces différents biens et services constituent l’essence même de sa vie, ils constituent sa condition de vie Ex : (Soins, Nourriture, Éducation, Internet, loisirs, etc.) Une amélioration de condition de vie dépend d’une amélioration de la consommation de ces biens et services, du pouvoir d’achat, de la mode vie et de la qualité de vie. Alors une croissance forte aura un impact positif dans de nombreux domaines.

Baisse du chômage

La relation qui existe entre la croissance économique et le chômage se repose sur la « loi d’Okun » découverte par Arthur Okun, Économiste dans le temps. Cette loi décrit une relation linéaire entre le taux de croissance du PIB et la variation du taux de chômage. En dessous d’un certain seuil de croissance le chômage augmente, au-dessus de ce seuil, il diminue.

Augmentation du pouvoir d’achat

Le revenu d’un consommateur lui sert d’une part à épargner et d’autre part à consommer des biens et services (Y=C+S). La consommation des ménages joue un rôle important dans la croissance d’un pays. Une diminution de ce revenu peut baisser la consommation du ménage et qui a un effet négatif sur la croissance économique. Le plein emploi des facteurs de production (capital, travail, matière première) peut faire augmenter ce revenu, lié au pouvoir d’achat d’où les consommateurs auront une propension marginale à consommer qui peut favoriser la croissance. Avec la croissance économique comme phénomène quantitatif le pouvoir d’achat des agents économiques aura une plus grande tendance à augmenter plutôt qu’à diminuer.

Stabilisation politique

La stabilité politique affecte la croissance économique de façon positive parce qu’elle augmente la certitude politique qu’influe positivement des décisions des agents économiques tels que l’investissement et l’épargne.

Diminution du taux de pauvreté

Etant donné que la pauvreté se définit comme une personne qui manque de matériels, d’argent ; insuffisance de ressources pour vivre sa vie normalement. La croissance économique agit sur la pauvreté dans le sens qu’elle peut augmenter la quantité d’emploi dans une société, c’est-à-dire permettre à plus de personnes de posséder un revenu avec lequel elles pourront se procurer les biens et services nécessaires pour vivre normalement (Diminuer le chômage). La croissance économique agit aussi sur la pauvreté dans le sens qu’elle peut permettre aux agents économiques de se procurer d’une quantité de biens supérieurs à la quantité avant la croissance (Augmentation du pouvoir d’achat).

 Augmentation de l’espérance de vie

Le renforcement de la double exploitation des humains et de la nature par le capitalisme actuel peut freiner le progrès sanitaire, mais sans aucun doute le progrès technique et technologique apportera des progrès médicaux, on soignera de mieux en mieux les cancers et les maladies graves, etc. L’espérance de vie et le vieillissement sont des éléments positifs de la croissance puisqu’ils permettent une longévité au capital humain qui est l’un des facteurs essentiels à la croissance économique.

Quelques négativités de la croissance économique

Certaines conséquences de la croissance économique comme la pollution et les atteintes à l’environnement, l’accentuation ou l’épuisement des ressources naturelles (pétrole, métaux notamment) sont souvent considérés comme des effets pervers qui obligent à distinguer croissance et progrès. La croissance est un processus fondamental des économies contemporaines, reposant sur le développement des facteurs de production, lié notamment à la révolution industrielle, à l’accès à de nouvelles ressources minérales (mines profondes ) et énergétiques ( Charbon, pétrole, gaz, énergie nucléaire… ) ainsi qu’au progrès technique. Elle transforme la vie des populations dans la mesure où elle crée davantage de biens et services. À long terme, la croissance a un impact important sur la démographie et le niveau de vie ( à distinguer de la qualité de vie ) des sociétés qui en sont le cadre. De même, l’enrichissement qui résulte de la croissance économique peut permettre de faire reculer la pauvreté de cette même société.

Auteur: Irving J. ST-VAL

vendredi 6 mars 2020

Haïti finance : le secteur informel (causes, conséquences et recommandations)

Les plus visibles sont dans la rue ou dans les marchés mais certaines sociétés en font également partie. Le secteur informel est prédominent en Haïti, l’économie informelle occupait environ 56,4% du PIB, et une importante partie de l’emploie entre 1999 et 2007 et de nos jours on constate que cette situation n’est pas prêt de changer. Certains affirment que ces activités économiques qui échappent à l’administration fiscale constituent en fait la règle sur le territoire national.

Etre dans l’informel, c’est fonctionner dans l’obscurité et être hors radar de tout ce qui est fiscalité, règlementations et normes. Dans ce secteur, on constate 3 familles :

- Unité de production informelle : Ce sont tous les opérateurs qui ne sont pas constitués en société et qui ne sont pas enregistrées ;

- Economie souterraine : Ce sont des sociétés qui sont enregistrées et qui mettent une partie de leur activité dans l'obscurité, soit le chiffre d'affaire, soit la facturation, etc. Et ceci pour des raisons injustifiées ;

-Activité illicite : Ce sont des activités contraire à la loi parmi lesquelles on peut citer la contrebande, la contrefaçon, etc.

L'essence même du secteur informel

Ce qui explique l’existence et l’importance du secteur informel est le manque d’emploi qui existe dans l’économie mais, toutefois, il existe d’autres facteurs qui stimulent ce secteur à croitre dans l’économie et à stagner l’investissement productif et formel voir même le réduire. Ces facteurs sont : La lourdeur administrative qui existe dans les administrations publiques et privées, la croissance démographique, le mauvais climat des affaires, la faiblesse du système financier haïtien, etc. Lorsque la conjoncture est défavorable, on constate un dynamisme pour l’informel. Autant l’économie informelle est négligée dans les politiques publiques, autant son importance dans l’économie haïtienne sera significative. Les impacts de l’informel peuvent varier d’une économie à une autre mais, toutefois il y a des conséquences négatives que subissent les économies à cause du secteur informel qui ont une portée universelle. Le secteur informel peut causer un manque à gagner dans les caisses de l’Etat, et c’est l’une des choses que nous subissons en Haïti. La prédominance du secteur informel peut occasionner une charge fiscale disproportionnée sur les épaules du formel, parce qu’en Haïti, les gens qui sont identifiés et qui paient les impôts constituent finalement une proportion très faible dans la population.

Les conséquences et retombées de ce secteur

Le secteur informel décourage les opérateurs à investir, parce que lorsqu’un pays souffre de l’informel, c’est le non-respect des règles, c’est la concurrence déloyale. Il ne faut pas toujours pointer du doigt les gens dans l’informel, pour certains ce n’est pas un choix, ils y sont obligés parce que c’est ainsi qu’ils existent socialement et économiquement, c’est leur seul moyen de subvenir à leur besoin, vue le manque d’accompagnement par les autorités concernées, ces gens-là constatent qu’ils ne pourront jamais avoir une entreprise structurelle ou même la développer, donc ils n’ont que deux (2) choix : soit arrêter leur activité, soit aller dans l’informel.
Malgré les impacts négatifs et la prédominance du secteur informel dans l’économie haïtienne, il n’est tout de même pas impossible de combattre ce secteur, il faut tout simplement des mesures adéquates pour formaliser l’économie et œuvrer pour l’application en bonne et due forme de ces mesures.

Recommandations susceptibles de rabattre le caquet au secteur informel

Tout d’abord, il faut être conscient que l’informel demande beaucoup d’efforts et de persévérances, il faut commencer par simplifier les formalités administratives afin de rendre accessible la constitution d’une entreprise formelle, il faut commencer par s’accentuer sur l’instrument fiscal, c’est-à-dire, mettre une fiscalité adaptée pour rendre l’informel moins attractif a ceux qui voudraient s’y rendre, il faut mener des luttes contre la corruption en faisant ce que plusieurs autres pays ont déjà fait, c’est à dire l’utilisation des nouvelles technologies (la digitalisation), il faut montrer des exemples aux gens et prôner l’entrepreneuriat et enfin il faut évaluer précisément leur besoin en matière de financement pour ensuite donner des accompagnements appropriés pour combattre le secteur informel. Le secteur informel peut causer des dégâts dans une économie, c’est très grave de laisser ce secteur se développer, on droit travailler collectivement pas seulement le secteur privé seul et le secteur public seul mais ensemble pour trouver des solutions assez intelligentes afin d’intégrer et de convaincre ceux qui opèrent dans l’informel pour qu’ils intègrent le secteur formel parce que c’est beaucoup plus vertueux pour l’économie et l’émergence de l’industrie.

Auteur : Irving J. ST-VAL